Que de technologies sur ce terrain !

Dans son dernier article pour L’Arrière-Cour, Vincent Dolique, ingénieur de recherche au CNRS et spécialiste de la physique des matériaux et des sciences du sport, nous parle de son sport passion : le football.

Comme toutes les bonnes choses ont une fin, ceci est mon dernier article dans le cadre de cette collaboration avec L’Arrière-Cour. Pourquoi ? Parce que je pense avoir fait le tour des principales technologies et sciences utilisées dans le sport de haut niveau. Les GPS, les semelles carbone, les foils, les vélos, les capteurs, la quantification de la charge d’entraînement, etc., peuvent se généraliser et sont utilisés dans de nombreux sports.

J’ai donc, pour ce dernier article, décidé de vous parler de mon sport passion, le football. Oui, je vous vois déjà, pour certains, vous dire que ce sport, c’est beaucoup de problèmes et qu’il ne vaut pas la peine de s’y intéresser. En effet, il y en a beaucoup trop. Mais comme je le dis souvent à mes amis : ici, on ne va parler que de ce qui se passe sur le rectangle vert. On s’arrête à la ligne blanche. Tout le reste n’est pas du sport !

Quantifier les passes

Le football est l’un des sports les plus complexes. Il se joue à 11 contre 11 et avec les pieds. La règle du hors-jeu complique énormément le jeu et le rend passionnant.

Commençons par parler brièvement de l’« expected possession value » (EPV). J’ai déjà consacré un article sur ce sujet, où je reviens sur la difficile objectivité que l’on tente d’atteindre quant à la performance d’un joueur au sein d’un collectif. Cet EPV est, à la fin, un chiffre. Comment le calcule-t-on ? En analysant la position et les déplacements du joueur dans chaque situation. On analysera surtout les phases sans ballon, pour savoir si le joueur est capable de créer des espaces afin d’apporter des solutions à l’équipe ou s’il peut, à l’inverse, influencer le jeu de l’adversaire en attirant des joueurs adverses dans une zone de jeu bien précise. Ce concept permet aussi d’analyser le jeu de l’adversaire et de connaître avec précision les déplacements de chaque joueur.

Un exemple concret. Je suis au milieu du terrain et cinq joueurs adverses m’entourent. L’équipe adverse jouit dès lors d’une zone d’influence très grande, qui se concentre exactement sur ma position. Je dois être capable de me démarquer pour apporter à l’équipe et recev

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